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Les ambassadeurs de la propreté publique à Molenbeek

Pour réussir le défi de la propreté à Molenbeek, la pleine participation des habitants est impérative. Pour nombre d’entre nous, cela se traduit déjà par le respect des règles de propreté dans l’espace public, pour d’autres, qui s’impliquent davantage, cela va jusqu’à devenir des ambassadeurs de la propreté ! Ils endossent le rôle de relais entre les habitants et les agents de la propreté publique.

Comment ? En signalant les problèmes de propreté dans sa rue, en formulant des suggestions, en informant les voisins, en assistant à des réunions d’information, en participant aux actions de la commune, etc.

Portrait de 3 de ces ambassadeurs.

 

Hilde Fauconnier

"Je prends soin de six carrés d’arbre dans ma rue"

 

Hilde Fauconnier vit depuis cinq ans rue de la Meuse à Molenbeek dont elle apprécie l’ambiance conviviale. « Je connais plusieurs voisins et notamment une dame âgée qui habite juste en face de ma maison. On se parle parfois de balcon à balcon… », sourit-elle.

Main verte, Hilde a vécu toute son enfance à la campagne. « J’aime toucher la terre ». C’est donc avec enthousiasme qu’elle a répondu à l’appel de la commune aux habitants désireux d’entretenir les carrés d’arbre. « La commune m’a donné des plantes qui sont « intéressantes » pour les abeilles car il y a plusieurs ruches à Molenbeek. En échange, je me suis engagée à les planter et les entretenir ». Hélas, Hilde n’a pas de carré d’arbre devant sa porte. Qu’à cela ne tienne, elle partage un carré d’arbre d’un voisin. « Cela permet aussi de nous connaître ».

Hilde Fauconnier ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Aujourd’hui, elle entretient six carrés d’arbre dans sa rue. « Une fois par mois, je prends mes outils de jardinage pour m’occuper des plantes. C’est une détente. Parfois des passants s’étonnent de me voir arracher les mauvaises herbes et disent que c’est le boulot de la commune. Je ne suis pas d’accord : chaque habitant doit s’approprier l’espace public. J’ai beaucoup d’encouragements. Et puis, des carrés d’arbre entretenus dissuadent les gens de jeter leurs déchets. J’accroche d’ailleurs un papier à chaque arbre pour les dissuader… et ça marche! ».

 

Luc Van Butsele

Le "monsieur propreté" du quartier Maritime !

 

La propreté, c’est l’affaire de tous! Ce n’est pas un simple slogan mais un mode de vie pour Luc Van Butsele. A 72 ans, ce retraité de Siemens, habitant du quartier Maritime, s’arme, quasiment chaque jour, de son balai pour faire régner la propreté dans la rue. Et, pour y parvenir, il n’hésite pas à enfiler ses bottes et retrousser ses manches.

C’est lui qui rappelle aux résidents de son immeuble les jours de collecte des sacs blancs et colorés par un avis accroché au hall d’entrée, c’est encore lui qui balaie les feuilles mortes au square des Libérateurs. L’infatigable va jusqu’à redisposer les sacs blancs afin de faciliter le travail des éboueurs. Qui dit mieux ? « Ça permet aussi d’éviter que les sacs soient déchirés par des ouvriers trop pressés et que leur contenu se retrouve sur la voirie », explique Luc Van Butsele.

Le retraité a de l’énergie à revendre : « Dans ma famille, on a toujours eu le goût du travail. C’est une discipline de vie. Lorsque je suis venu m’installer Molenbeek, il y a 16 ans, plutôt que d’attendre que les choses bougent, je me suis investi pour améliorer le cadre de vie du quartier. Depuis lors, c’est ma passion ».

Sans craindre d’éventuelles remarques désagréables, il traque les dépôts clandestins. « C’est un fléau mais je ne les laisse pas : je ramasse ce que je peux dans un sac blanc. Pour le reste, les objets trop volumineux, j’alerte le service de la Propreté de la commune. Si je vois une personne déposer des détritus en rue, je ne me prive pas de lui faire la remarque. Bah, c’est vrai que, parfois, certains individus me rétorquent : «De quoi je me mêle !». Mais je ne peux pas accepter car ils salissent notre quartier. La saleté n’est pas une fatalité! ». A bon entendeur…

 

Fadel Lahoussine

"Respecter le travail de nos balayeurs"

 

Installé depuis 2010 dans l’un des appartements formant le bâtiment collectif passif "L’Espoir" facilement reconnaissable par ses couleurs chatoyantes situé rue Fin, Fadel Lahoussine est soucieux de la propreté dans son quartier.

« Je ne peux pas accepter de vivre avec des ordures à des coins de rue », affirme l’habitant qui aime se promener, avec son épouse Fadma Amine, dans le centre historique de Molenbeek. « Cela me fait mal au cœur de voir des saletés en rue alors que les balayeurs passent chaque jour. C’est un manque de respect. Lorsque je trouve des déchets à des coins de rue, je préviens la commune et je propose des solutions qui soient durables ». Exemple le mur aveugle à l’extrémité de la rue Fin, côté Brunfaut, servait régulièrement de dépotoir. « J’ai proposé que l’on installe des bacs de sapin », se souvient Fadel Lahoussine. « Dès leur placement, le nombre de sacs jetés a diminué. Les gens ont davantage respecté la rue d’autant qu’ils étaient surpris de voir un sapin ». Aujourd’hui les sapins ne sont plus là mais les bacs sont toujours en place. « ll faut rester vigilant »», soutient Fadel Lahoussine. « Lorsqu’on s’est aperçu que les bacs servaient de poubelles pour les canettes, on a prévenu la commune qui a mis des copeaux de bois dans les bacs. C’est nettement plus propre. Comme il y a beaucoup de logements sociaux dans le quartier, les locataires changent régulièrement. Il faut donc toujours prévenir les nouveaux venus de ne pas jeter les encombrants en rue ».

L’ambassadeur de la propreté va même plus loin: « J’organise une fois tous les trois mois une action propreté avec des jeunes du quartier. On prend des sachets, des pinces et des gants pour nettoyer durant une heure ou deux les rues. On ramasse tout, canettes, mégots, papier,… pour les mettre dans des sacs blancs. C’est en voyant la difficulté du travail que les gens respectent le boulot des balayeurs ».

Fadel Lahoussine et son épouse Fadma Amine sont également impliqués dans l’association « L’Espoir » qui organise des fêtes de quartier et cultive un potager collectif, « Majorelle », qui rencontre un beau succès.

 

Devenir ambassadeur de la propreté à Molenbeek ?

Si vous vous sentez prêt pour nous aider à rendre Molenbeek propre, envoyez-nous une lettre par courrier (Echevinat de la Propreté publique, 20 rue Comte de Flandre, 20 - 1080 Bruxelles) ou par courriel (eleonard@molenbeek.irisnet.be).

 

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